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Ancien de la cimenterie Lafarge à Lézinnes, Patrick Martinot fabrique désormais des lampes avec des objets récupérés à Ravières – L'Yonne Républicaine

Ancien de la cimenterie Lafarge à Lézinnes, Patrick Martinot fabrique désormais des lampes avec des objets récupérés à Ravières – L'Yonne Républicaine

Publié le 29/12/2021
La passion de Patrick Martinot éclaire sa vie. Cet ancien couvreur zingueur et aussi ancien de Lafarge ciments fabrique des lampes. Il joue avec la lumière, mais surtout avec la matière et les objets. Anciens outils, ustensiles de cuisine, morceaux de ferraille ou bouts de bois prennent vie et deviennent des pieds. Des couvercles de pots à épices, à farine, ou de pots à lait sont transformés en abat-jour. Pièces uniques pensées et réalisées avec goût, ses lampes de chevet, de bureau ou de salon sont élevées au rang d’œuvres d’art.
« Je fais des lampes de toutes les tailles et de toutes les formes. Je n’ai pas de limites, indique le Raviérois. J’en ai tellement que je ne sais plus où les mettre. » Car son but n’est pas d’en faire un commerce. Même si ses dernières créations sont encore dans la vitrine de Bourgogne Art galerie, sa motivation n’est pas financière. « Je fais ça par plaisir. J’adore la déco. »
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Chaque lampe a une histoire. « Ce ne sont que des objets de récupération », souligne le créateur. Emmaüs est pour lui une véritable caverne d’Ali Baba, mais pas la seule. « Tout ce que je peux trouver, même par terre, je prends ! » Il parcourt des kilomètres en forêt à la recherche d’un bout de bois tordu, un morceau de souche bizarre. « J’y vais pendant des heures, deux ou trois fois semaine. » La forêt de Ravières et celle de Chaource sont des « mines d’or ».
Patrick Martinot détourne chaque objet récupéré au feeling. « C’est lui qui m’inspire et pas le contraire. » Il faut dire qu’il a eu du temps pour affûter sa technique. « J’ai été artisan pendant un temps », rappelle-t-il. Lorsqu’il était couvreur zingueur, il s’est plu à créer de nombreuses girouettes. « Après, je suis entré à l’usine Lafarge à Frangey (Lézinnes). » Il y a travaillé pendant seize ans, jusqu’à la fermeture de la cimenterie. Il a fait partie du petit groupe d’irréductibles qui ont fait la grève de la faim en septembre 2011 pour protester contre cette fermeture et a refusé de muter dans une autre région. » Je n’étais pas très loin de la retraite, mais malgré tout ça a été une période compliquée et de doute. » Une période qui a duré près de cinq ans.
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La page professionnelle tournée, il est revenu à ses premiers amours et a repris son fer à souder. Il s’est lancé dans la création et les lampes. Il ne veut pas s’arrêter là. « J’ai envie de refaire quelques girouettes. Et je me lancerais bien dans la mosaïque, car pour poser mes lampes il me faut des tables, et avec le plateau en mosaïque ça pourrait être sympa. »
reporters.yr@centrefrance.com
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