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Et si exposer une œuvre d'art sur sa façade subventionnait le ravalement? – Figaro Immo

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EN IMAGES – Une nouvelle société veut faire émerger l’art dans la Ville en affichant des toiles géantes sur les échafaudages. Les copropriétés retenues seront indemnisées.
Par Jean-Bernard Litzler
Mis à jour le 15/05/21, 10:30
Publié le 15/05/21, 05:00
C’est un vernissage hors normes et parfaitement compatible avec la crise sanitaire qui s’est tenu cette semaine sur les quais de Seine. La jeune société Magent’art permet en effet depuis ce moment-là aux passants et aux automobilistes de découvrir une première œuvre d’art, «La Source» d’Alexandre Lenoir, affichée sur une immense bâche d’échafaudage. Une première un peu particulière car l’accrochage se fait sur la façade du siège parisien du groupe Caisse des Dépôts qui voulait disposer d’une œuvre d’art sur ses locaux jusqu’au 14 juillet.
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Mais à l’avenir, ce sont les façades de n’importe quelle copropriété privée en ravalement qui pourraient bénéficier de ce type d’affichage. «L’idée de Magent’art, c’est de jouer l’art dans la ville, d’apporter l’émerveillement en partage, explique David-Hervé Boutin, cofondateur et directeur général de la société. Et pour cela, nous visons les copropriétaires de bâtiments, non classé Monuments historiques, qui seraient prêts à accueillir une œuvre d’art sur leur façade le temps d’un ravalement en échange d’un revenu substantiel qui financerait une partie des travaux.»
Pour rappel, les monuments historiques sont les seuls à être autorisés à afficher de la publicité sur les échafaudages afin de subventionner leur rénovation. C’est pourquoi Magent’Art s’est lancé sur le créneau fermé à la publicité, soit l’écrasante majorité des bâtiments. La société cherche de jeunes artistes à promouvoir ainsi que des marques, des sociétés prêtes à utiliser l’art comme vecteur de communication. Ces dernières peuvent disposer de près de 20% de la surface de la toile pour afficher leur nom, marque ou message. Ce sont évidemment les marques et sociétés qui choisiront les adresses où elles s’afficheront. On pense évidemment à des secteurs à fort passage de la capitale mais certaines marques ne manqueront pas de vouloir s’exposer en Seine-Saint-Denis (93) dans la perspective des Jeux olympiques de 2024 ou dans d’autres lieux et villes.
Ce modèle économique original, s’il est moins rémunérateur que la publicité classique, permettrait aux copropriétés retenues de financer jusqu’à 10% du montant de leurs travaux, selon les estimations de David-Hervé Boutin. Une formule gagnant-gagnant-gagnant selon Magent’Art, puisqu’elle doit pouvoir satisfaire le commanditaire de l’œuvre, le grand public en rendant les chantiers plus «esthétiques» et les copropriétés pour lesquelles un coup de pouce financier au ravalement obligatoire est forcément bienvenu.
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Dans le cas de la première opération menée avec la Caisse des dépôts, le public découvre sur 500 m² deux fragments d’une œuvre commandée au jeune artiste Alexandre Lenoir. «La Source» représente une cascade émergeant au milieu d’une végétation luxuriante et évoque avec une technique très particulière une photo marquante de l’enfance de l’artiste dans les Caraïbes. Au terme d’un subtil jeu de passages successifs de 3 couleurs primaires en ayant recours à des masquages utilisant des milliers de morceaux de scotch, Alexandre Lenoir (exposé à la galerie Almine Rech) obtient des toiles qui dégagent une très forte impression de profondeur.
Les bâches réalisées grâce à des superpositions de 9 photos de 20 millions de pixels, rendent plutôt honneur à l’œuvre originale de l’artiste de 27 ans. Le public pourra d’ailleurs s’en rendre compte puisqu’il pourra se rendre dans les locaux de la Caisse des Dépôts à partir du 19 mai (entrée gratuite par le 3, quai Anatole France de 10h à 17h) afin de découvrir la toile originale mesurant 2,6 m x 1,9 m. Les autres pourront toujours découvrir des explications sur ce projet grâce à la palissade qui va être installée à ses pieds, ou encore en flashant le QR code présent sur la toile ou encore en suivant le hashtag #VertDemain. L’occasion aussi pour l’institution financière publique d’afficher une toile pleine d’optimisme. Un bouillonnement de verdure et d’énergie, parfaitement en phase avec son rôle de financement du Plan de relance qui prévoit de financer notamment des réalisations écologiques qui doivent accompagner la transition énergétique.
Services :
Fajanou Le 15/05/21, 19:33
J ai pu voir ce « street art » il y a quelques années et avoue avoir beaucoup aimé cette esthétique des rues.
Harry CAUVER Le 15/05/21, 09:38
Cache-misère dans une ville tiers-mondisée, sinistrée par 20 ans de gestion socialiste.
bramante Le 15/05/21, 09:35
merci à Chiron Sagittaire d’avoir posé la vrai question:
Qui va encore payer cette pollution visuelle dans nos villes?

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