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« Nos baies vitrées sont bloquées » : privés de rambardes, des Dacquois ne peuvent plus accéder à leur balcon – Sud Ouest

« Nos baies vitrées sont bloquées » : privés de rambardes, des Dacquois ne peuvent plus accéder à leur balcon – Sud Ouest

Au 28, place du Maréchal-Joffre, à Dax, il semble manquer quelque chose à l’immeuble A de la résidence du Sablar. Un détail, certes, mais qui a malgré tout son importance : les garde-corps des 48 balcons de la façade. Des travaux de ravalement et de rénovation de la façade avaient débuté en début d’année 2022. Il s’agissait de changer les rambardes, rallonger les balcons de 20 centimètres, retravailler l’étanchéité et remettre un coup de peinture. Problème : le chantier aurait…
Au 28, place du Maréchal-Joffre, à Dax, il semble manquer quelque chose à l’immeuble A de la résidence du Sablar. Un détail, certes, mais qui a malgré tout son importance : les garde-corps des 48 balcons de la façade. Des travaux de ravalement et de rénovation de la façade avaient débuté en début d’année 2022. Il s’agissait de changer les rambardes, rallonger les balcons de 20 centimètres, retravailler l’étanchéité et remettre un coup de peinture. Problème : le chantier aurait pris du retard. Le 13 juillet dernier, un arrêté municipal contraint l’architecte et les entreprises à enlever l’échafaudage, les travaux sont à l’arrêt depuis et les habitants se retrouvent privés de leurs balcons.
« C’est lamentable », réagit Henri, habitant au quatrième et dernier étage. Lui et sa femme, Josette, louent un appartement voisin du leur et attendent des curistes dans les prochains jours. « Sur l’annonce, il est précisé que c’est une location avec balcon. Qu’est-ce qu’ils vont dire en voyant ça ? », interpelle Josette. Selon le couple, les travaux auraient commencé en retard et lorsque leurs balcons se sont retrouvés condamnés, « on nous a seulement bloqués les baies vitrées en laissant un espace ouvert de 10 centimètres pour aérer. Ce n’est pas vivable », soufflent-ils. Tout ce qu’ils savent, c’est que « la situation devrait être résolue fin octobre ».
Selon la mairie de Dax, l’arrêté du 13 juillet a été pris afin de garantir la sécurité des festayres en démontant l’échafaudage. Le 4 août, les services de la Ville sont mis au courant de l’absence de rambardes par Gérard Castaing, un habitant de l’immeuble. « Nous avons alors pris un arrêté de mise en sécurité », mettant en demeure le syndicat de copropriétaire d’effectuer des travaux de sécurité provisoires, « Nous avons fait ce qu’il fallait » ajoute la mairie.
Dans son petit studio, au troisième étage, le lit de Gérard Castaing est collé à la baie vitrée. L’accès au balcon du retraité de 74 ans est, lui aussi, condamné. Il est cependant le seul habitant à avoir vu ses volets métalliques fermés et vissés. Le résident aurait refusé qu’on vienne lui bloquer sa baie vitrée « et, de toute façon, quand ils sont venus le 8 août, je n’étais même pas chez moi. C’est pour cette raison qu’ils ont vissé mon store », explique-t-il en montrant les deux trous de vis, au pied des portes. Quelques jours plus tôt, le 27 juillet, il fait venir un huissier de justice et expose le problème.
Dans la foulée, le 1er août, il saisit un avocat, Me Defos Durau, et engage un référé, une procédure d’urgence permettant au juge de prendre des mesures provisoires, contre l’architecte et une des entreprises. L’affaire est présentée au tribunal judiciaire de Dax le 9 août et Gérard Castaing voit son référé être débouté, « le caractère abusif de la procédure n’étant pas établi ». « C’est normal. Ils sont venus la veille condamner les balcons. Le juge a considéré que c’était une solution d’urgence suffisante », explique son avocat.
Cependant, entre le moment où le chantier s’arrête et celui où l’affaire est portée devant la justice, « ils avaient dix-huit jours pour installer des garde-corps provisoires. Ils ne l’ont pas fait et ont préféré bloquer les baies vitrées. C’est un choix irresponsable », dénonce Me Defos Durau. Si Gérard Castaing n’a pas souhaité faire appel à la décision du tribunal, son avocat prévient : « Il n’est pas exclu que l’on refasse une procédure au fond s’il n’y a pas de proposition d’indemnisations à l’issue des travaux. » La reprise du chantier est prévue pour le 29 septembre et les rambardes devraient être livrées d’ici le 28 octobre. « En cinquante ans d’immobilier, je n’ai jamais vu une situation comme ça », peste Gérard Castaing.
Contactés, l’entreprise et l’architecte évoqués dans l’article n’ont pas encore donné suite à nos sollicitations.

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