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Orages de grêle en Gironde : débordés, les couvreurs s'organisent et parent au plus urgent – Sud Ouest

Orages de grêle en Gironde : débordés, les couvreurs s'organisent et parent au plus urgent – Sud Ouest

Dans ce quartier du Taillan-Médoc, parmi les plus touchés de la métropole, les toits sont bleus, verts, blancs, noirs. Des bâches partout. Elles ont remplacé les tuiles qui ont volé en éclat au soir du lundi 20 juin, lors des violents orages de grêle survenus en Gironde.
Depuis, le téléphone de David Pagès sonne sans arrêt. Il est couvreur et bien placé pour mesurer l’angoisse de ses clients ; il habite une des rues défigurées et a subi les mêmes dégâts. Son toit n’est pas réparé pour autant. « Même moi, je ne sais pas si je peux remplacer mes tuiles. J’attends comme tout le monde le feu vert de l’assurance. » Son toit est bleu.
« Dès 1 heure du matin, j’ai laissé des messages à mes fournisseurs pour qu’ils me mettent des bâches de côté. À 6 h 30, il y avait déjà 50 personnes devant Point P. Aujourd’hui, il n’y a plus de bâches nulle part. Elles ont pris 50 euros en vingt-quatre heures dans la grande distribution, c’est scandaleux ! »
De 7 h 30 à 22 h 30, mardi, lui et ses sept équipiers de 33 Couverture ont travaillé sans relâche. « On a interrompu nos chantiers en cours, les clients ont bien compris. »
Ils ont bâché huit maisons dans la journée. L’heure est désormais aux devis. « Sauf exception, on refait généralement l’ensemble de la toiture. J’engage ma garantie décennale, je ne peux pas prendre de risque. D’autant que, souvent, quand une tuile est cassée, toutes celles d’à côté ont été fragilisées. »
Avant toute réparation, les clients doivent attendre le passage de l’expert. « Certaines assurances sont particulièrement réactives, explique le gérant. Un voisin a déjà obtenu un accord, on intervient chez lui mardi prochain. Alors que moi, je n’ai pas encore la date de rendez-vous de l’expert ! »
Une bâche de qualité posée par un professionnel tient bien deux ou trois mois. Tant mieux, parce que l’approvisionnement en tuiles était déjà très ralenti avant la tempête, c’est désormais la pénurie qui menace. « Les gros fabricants ont beaucoup diminué leur production à cause du conflit en Ukraine qui a fait flamber le coût du gaz nécessaire aux fours. Priorité a été donnée aux constructeurs. Les magasins revendeurs ont été soumis à des quotas. Avant, j’achetais au fur et à mesure, et dernièrement, je devais commander trois semaines à l’avance. » La situation va se tendre. Les prix ont déjà grimpé de 30 à 40 % en deux ans.
Depuis mardi, des véhicules parcourent les rues en quête du chaland. Des marques de fenêtres de toit, des couvreurs de tout le département, et d’autres qui n’ont rien de professionnel. De faux artisans.
« Ils demandent 1 800 euros pour une bâche – nous, c’est 600 – et 4 000 euros pour couvrir une toiture complète – nous, c’est 1 600 tout au plus ! Et les gens vont pleurer quand ils vont se rendre compte qu’ils ont une fausse facture et que l’assurance ne veut pas rembourser. Sans parler des bâches posées parfois n’importe comment… » La gendarmerie et la police municipale sillonnent désormais le quartier.

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