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Peinture : Pablo Picasso et sa première compagne, Fernande … – Le Journal du dimanche

Peinture : Pablo Picasso et sa première compagne, Fernande … – Le Journal du dimanche

Le musée de la Butte célèbre les 50 ans de la disparition du peintre espagnol avec une exposition sur la vie de sa première compagne.
Cette année 2023 verra surgir une floraison d’expositions consacrées à Pablo Picasso. Plus d’une quarantaine, en Europe surtout, et aux États-Unis : Picasso et le Greco, le cubisme et l’invention du trompe-l’œil, l’œuvre du peintre espagnol et ses liens avec la préhistoire… Une série d’événements organisés pour marquer les 50 ans de la disparition de l’artiste emblématique du XXe siècle, le 8 avril 1973.

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Le musée de Montmartre fait partie du flot d’institutions participant à cette « Célébration Picasso », mais tout en effectuant un pas de côté. Il consacre actuellement une exposition en format resserré à Fernande Olivier, première compagne de l’artiste, avec près de 80 œuvres de Picasso mais aussi d’amis du couple tels que Marie Laurencin, André Derain, Suzanne Valadon. Kees Van Dongen, par exemple, réalisa en 1907 un très beau portrait aux couleurs fauves très charnel de Fernande, aux yeux comme des fentes noires.

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Nous racontons leur amour partagé, même s’ils se sont mutuellement trompés
Moins connue que toutes les autres femmes aimées, et maltraitées aussi, par le « Minotaure » – Olga Khokhlova, Marie-Thérèse Walter, Dora Maar, Françoise Gilot et Jacqueline Roque –, Fernande, née Amélie Lang en 1881, la même année que Pablo, a partagé les années de jeunesse, d’anonymat et de misère du peintre au Bateau-Lavoir à Montmartre.

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Pablo Picasso, “Buste de femme (étude pour Les Demoiselles d’Avignon)”, printemps 1907, huile sur toile, 58,5 x 46,5 cm, Musée national Picasso-Paris.
« Nous racontons leur amour partagé, même s’ils se sont mutuellement trompés, du point de vue de Fernande, explique Nathalie Bondil, commissaire avec Saskia Ooms. C’est un pied de nez, on s’occupe davantage de Fernande que de Pablo, en partant de ses deux livres, l’un publié en 1933, Picasso et ses amis, et l’autre après sa mort en 1966, Souvenirs intimes, publié par son filleul. »
Les premiers tableaux du parcours ne sont pas des œuvres de Picasso mais de Fernande Olivier, qui peignait en amatrice mais avait un bon coup de crayon. Son enfance, malheureuse, de « bâtarde », élevée par la famille de son père est évoquée. Tout comme les violences perpétrées par son mari, Paul Percheron, qu’elle fut contrainte d’épouser à l’âge de 17 ans après qu’il l’eut violée. L’épisode ultérieur – et terrible – de l’adoption d’une petite ­orpheline par Fernande et Picasso, qui la renvoyèrent au bout de quelques mois à l’Assistance publique, est également mentionné.

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« Fernande Olivier est “née” en 1900 », raconte Nathalie Bondil. Fuyant son époux et tourmenteur à l’âge de 19 ans, Amélie ­Percheron-Lang changea en effet de nom pour lui échapper ; elle rencontra dans la rue un sculpteur qui la fit poser et devint son amant. Ils s’installèrent à ­Montmartre dans une ancienne manufacture de pianos transformée en ateliers d’artistes, le Bateau-Lavoir. En mai 1904, un jeune peintre espagnol fauché « au regard intense », selon Fernande, emménagea dans un des ateliers. En août, les deux jeunes gens étaient ensemble.
Pablo, en pleine période bleue et en plein blues existentiel, se mit à dessiner son amante : ses yeux en amande, son corps vigoureux (elle le dépassait d’une tête) et sa chevelure abondante relevée en chignon sur la tête, formant un rouleau noir couronnant son front. La « Belle Fernande », comme elle fut surnommée – regrettant dans ses livres qu’on l’ait réduite à son physique, elle qui lisait et écrivait –, posait alors pour de nombreux peintres.
Pablo Picasso, “Tête de femme (Fernande Olivier)”, Paris, automne 1909, bronze, 40,5 x 23 x 26 cm, ancienne collection Ambroise Vollard, achat 1911, National Gallery of Prague.
Une salle montre les œuvres du cercle espagnol du Bateau-Lavoir, tel le grand tableau Une loge à la tauromachie de Ricard Canals datant de 1904, dans lequel on reconnaît Fernande, coiffée d’une mantille, grâce à ses yeux étirés. La période rose, celle des saltimbanques, n’est pas vraiment abordée au musée de Montmartre, même si Fernande, solaire, l’a inspirée.
Le voyage en 1906 du couple dans le village de Gósol, dans les Pyrénées espagnoles – un moment clé pour Picasso, influencé par l’art ibérique antique –, se traduit sur la toile par des figures plus schématiques, comme dans ce Buste de femme (étude pour Les Demoiselles d’Avignon) de 1907, dans lequel le visage de Fernande apparaît tel un masque.
Trois têtes sculptées et alignées, représentant la jeune femme, montrent cette évolution allant d’une représentation ­harmonieuse et classique jusqu’à des traits éclatés en 1909, annonçant la révolution du cubisme. Fernande disparaît ensuite, complètement fragmentée dans la toile cubiste Femme assise dans un fauteuil de 1910. En 1912, comme il l’aimait moins, elle le quitta pour un autre, « se déchirant elle-même ». Picasso ne lui pardonna pas et ne la revit jamais.
« Fernande Olivier et Pablo Picasso, dans l’intimité du Bateau-Lavoir », jusqu’au 19 février au musée de Montmartre (18e).
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